Animal en surpoids

Qui : l’obésité ou surcharge pondérale est un excès de poids par accumulation de tissu adipeux (graisse) qui a une incidence sur la santé de l’animal.

Le surpoids : à partir d’un excès de poids de 20 à 30 % par rapport au poids optimal (idéal).

L’obésité : au-delà de 30 % d’excès de poids par rapport au poids optimal.

Obésité morbide : au-delà de 70% d’excès de poids.

L’obésité est aujourd’hui reconnue comme une maladie chronique du chien et du chat. Comme toute pathologie, elle doit être prise en charge.

Pourquoi la prendre en charge :

Les études chez l’homme ont prouvé que l’obésité est un facteur de mortalité et de morbidité  : + 30% de mortalité globale, + 40% de mortalité cardiovasculaire, + 60 à 100% de diabète, +10% de cancer, + 20% de maladie respiratoires….

L’obésité réduit l’espérance de vie de 2 à 10 ans chez l’homme (en fonction de l’importance du surpoids).

Les conséquences de l’obésité chez l’animal sont multiples, elles sont provoquées par une inflammation chronique à bas bruit de l’organisme :

-          troubles ostéo-articulaires

-          rupture ligament croisé

-          troubles métaboliques et endocriniens : diabète, lipidose hépatique (chat), urolithiase …

-          troubles cardio-respiratoires : collapsus trachéale, paralysie laryngée, SORB…

-          risque de dystocie, risque anesthésique accru….

-          Risque de tumeur mammaires et autres cancers

-          etc.

 

Comment prévenir la prise de poids

La première étape est de déterminer le poids optimal de votre animal. A réaliser avec votre vétérinaire. Une note de l’état corporel (outil validé : la note de 5/9 ou 3/5 est le poids idéal) de l’animal aidera à le déterminer, et à évaluer le surpoids.

Le poids d’un animal adulte non reproducteur reste stable. Une variation de plus de 5 % en un mois ou 10% en 6 mois appelle une intervention.

Il faut donc prendre de bonnes habitudes dès le départ. Bien évaluer les besoins nutritionnels de l’animal quelque soit la forme d’alimentation choisie.

Les friandises doivent être comptabilisées dans les apports caloriques. Privilégier les récompenses par les caresses et le jeu plutôt que par les gourmandises.

L’exercice physique régulier permet de dépenser des calories mais surtout le maintien de la masse musculaire (masse maigre), éviter l’ennuie qui peut engendrer la boulimie (chat). Il permet en plus de créer un lien avec l’animal en dehors de toute administration de nourriture. C’est bon pour le moral de l’animal et du maitre.

Solutions pour une perte de poids

Prérequis : la motivation du propriétaire de l’animal : sans l’entière motivation et l’adhésion de l’entourage de l’animal aucune perte de poids n’est possible. Il n’existe pas de remède miracle.

Cela passe par une évaluation par le vétérinaire des besoins de l’animal suivi d’une proposition de ration adaptée en fonction :

-          de l’état de santé de l’animal et de son caractère

-          des habitudes alimentaires de l’animal

-          une réadaptation de l’environnement de l’animal

-          de la vitesse d’amaigrissement souhaitée

Un traitement médical est possible mais sera proposé que dans des cas très particuliers et sous contrôle médical strict.

Les aliments de régimes sont d’une grande aide et ont de nombreux avantages :

-          maintien de la masse musculaire

-          réduction des calories sans trop baisser la quantité

-          riche en fibres pour le transit et pour la satiété

-          apport en vitamines et en protéines adapté

Il est possible de donner une plus grande impression de satiété :

-          en ajoutant des courgettes à la ration : très peu calorique

-          en humidifiant les croquettes : les laisser tremper dans l’eau tiède jusqu’à absorption pour les chiens et juste un peu d’eau en fond de gamelle pour les chats (surtout ceux qui aiment leurs croquettes croquantes)

-          en fractionnant les repas

-          éventuellement plusieurs gamelles pour les chats qui sont obligés alors de chercher (chasser) leur aliment (proie).

Vitesse d’amaigrissement : ni trop ni trop peu

La mise en place de la nouvelle alimentation se fera progressivement que ce soit l’introduction d’un nouvel aliment ou la diminution de la ration. Elle s’adaptera à la tolérance de l’animal et au ressenti de l’entourage de l’animal.

Certains chats pouvant devenir particulièrement agressifs en cas de réduction trop rapide. Toute modification de comportement devra être signalée au vétérinaire et une réévaluation sera faite.

Le premier contrôle se fera un mois après la mise en place complète du régime (sauf état de santé particulier).

La perte de poids sera de 1 à 2% de perte de poids initial par semaine. Tout perte de poids trop rapide devra être impérativement signalé afin de prévenir toute pathologie sous-jacente.

Ensuite un contrôle trimestriel est nécessaire.

Une pesée par semaine et la surveillance de la courbe de perte de poids est à réaliser pendant 2 mois. Ensuite une pesée tous les 15 jours jusqu’à atteinte du poids recherché (poids optimal mais pas toujours).

Stabilisation

L’aliment de régime peut être maintenu mais avec réévaluation de la quantité.

Un retour vers un aliment plus calorique doit être envisagé avec prudence et un calcul strict de la ration sera réalisée pour chaque aliment. Il existe une grande disparité de la teneur en calorie des aliments. La « dose » doit être calculée pour chaque aliment.

Une pesée mensuelle permettra de vérifier la stabilisation.

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